Femme et entrepreneure: quelles difficultés?

Le conseil de l’égalité Femmes/Hommes de Nantes a organisé le 4 février un atelier autour du sujet « Favoriser l’entrepreneuriat au féminin ». Le but était d’analyser les besoins (sont-ils spécifiques pour les femmes ?), quelle est l’offre actuelle et quelles sont les pistes d’amélioration? Femme et entrepreneure: quelles difficultés?

Etaient présentes de nombreuses structures d’accompagnement (BGE, Ouvre-Boites 44, ADIE, CGPME), des réseaux de femmes (100.000 entrepreneures, Women@Nantes, FCE, Femmes Ingénieurs, Femmes de Bretagne), et des femmes entrepreneures aux parcours variés.

Et la mixité dans tout ça ?

Un regret cependant, lorsque le sujet de la mixité est abordé, que ce soit par une entreprise ou comme ici par une collectivité, l’audience n’est absolument pas mixte. Soit parce qu’ils ne se sentent pas concernés ou parce qu’ils ne sont pas invités dans le débat, les hommes sont quasiment absents. J’ai personnellement beaucoup de mal à aborder le sujet de la mixité avec une audience exclusivement féminine.

Etat des lieux

Néanmoins cet atelier a permis d’aborder les questions spécifiques aux femmes qui entreprennent. Alors quel est l’état des lieux ?
Aujourd’hui 30 % des entrepreneurs sont des femmes. Le chiffre tombe à 7% pour les entreprises de plus de 10 salariés. De nombreuses barrières existent aujourd’hui pour les femmes qui souhaitent se lancer dans la création d’entreprise.

Il a notamment été évoqué la discrimination aux financements bancaires ou aux subventions. Les femmes se voyant plus souvent refuser des financements que les hommes et les subventions plus souvent accordées aux entreprises des secteurs technologiques où les femmes sont peu présentes.

La prise de risque

Il est ressorti des discussions que les femmes cherchaient plus à se rassurer dans leur parcours de création. Elles demandent plus facilement que les hommes à se faire accompagner, d’où le fort taux de féminisation de structures comme les couveuses ou les coopératives d’activité et d’emploi. L’accès à l’indépendance n’est pas évident pour de nombreuses femmes et elles doivent souvent prendre en compte tout le contexte familial et professionnel avant de se lancer. Leur projet est plus réfléchi et la prise de risque beaucoup plus faible, de peur de mettre en danger leur équilibre familial.

Quelles pistes pour favoriser l’entrepreneuriat féminin ?

Plusieurs pistes ont été abordées lors de cette soirée, notamment montrer l’exemple aux jeunes des collèges et lycées, en leur donnant des modèles féminins auxquels ils puissent s’identifier.

La notion de réseau est également très importante, les femmes entrepreneures ressentant le besoin d’être accompagnées et soutenues par leurs pairs. De nombreux réseaux existent aujourd’hui, notamment tous ceux qui étaient présents à cet atelier. Pourquoi ne pas favoriser des initiatives comme le marrainage ?

Enfin, et je dirais le plus important, est l’accès à l’information. De nombreux dispositifs existent aujourd’hui, et en particulier en région Pays de La Loire, mais encore faut-il avoir accès à une information claire et exhaustive.

Et vous, comment pensez-vous que l’entrepreneuriat féminin pourrait-être soutenu ? Avez-vous des pistes de réflexion sur le sujet ?

 

 

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