Les métiers de l’informatique, incompatibles avec la maternité?

Dans les études sur les choix d’orientation des filles et des garçons, il est montré que les adolescentes intériorisent très jeunes leur rôle à jouer dans la société en tant que mères1. De ce fait, elles choisissent des filières « à priori » très féminisées où, pensent-elles, elles pourront plus facilement s’occuper de leurs enfants. Il y a également une certaine pression de la société les confinant dans des métiers prédéfinis.

Métiers de l'informatique, incompatibles avec la maternité
Les métiers de l’informatique, incompatibles avec la maternité

Mais est-ce vraiment plus facile pour une infirmière travaillant de nuit ou une professeure des écoles devant être dans sa classe à heures fixes, de faire garder ses enfants, de les emmener à l’école le matin, ou encore de rester debout toute la journée pendant la grossesse?

Il me paraît un peu réducteur de dire aux jeunes filles d’aujourd’hui de s’orienter vers ces métiers, juste pour mieux gérer sa vie de famille. Ces métiers sont géniaux, que l’on soit un homme ou une femme, mais ils sont loin d’être plus faciles.

En tant qu’ingénieure, on peut le plus souvent passer sa grossesse assise, organiser son départ en congé maternité pour refiler son travail à ses collègues, prévoir sa charge de travail à son retour et gérer ensuite sa vie de famille. Sans compter son niveau de revenu, non négligeable, pour faire face aux frais de garde d’enfants.

Une femme ingénieure enceinte et au travail
Une femme ingénieure enceinte et au travail

Quand votre enfant est malade et que vous devez vous absenter du bureau en catastrophe, l’impact sur l’entreprise ou sur vos collègues est relativement faible. Souvent, vous pouvez rattraper votre travail après.

Alors évidemment tout n’est pas rose, la culture française étant ce qu’elle est, les femmes sont toujours un peu mal vues quand elles partent du travail avant 18h.

Donc non il n’est pas plus dur de gérer sa vie de famille quand on est ingénieure, je pencherais même plutôt pour l’inverse.

Et vous, qu’en pensez-vous?
1 – D’après la revue Travail, genre et sociétés n°18: Formation et orientation : l’empreinte du genre

 

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